jeudi, 08 mai 2008
Retour en Comté.
Ami lecteur, amie lectrice, ce voyage est arrivé à son terme.
Comme dans tout blog, les notes apparaissent dans l’ordre inverse de leur publication, de la plus récente à la plus ancienne. Aussi, pour un suivi plus chronologique de l’histoire de ce voyage, vous trouverez dans la colonne à droite, tous les billets numérotés dans l’ordre de leur écriture.
Il s’agit bien d’un blog, pas d’un carnet de voyage. Enfin pas uniquement d’un carnet de voyage. Mes états d’âme, mon ressenti des choses, y occupent une place importante. C’est une étape de vie, à lire comme telle. Mais rien n’interdit de se contenter des photos … :-)

42h de voyage entre mon départ de Koutio (banlieue de Nouméa) et mon arrivé en Comté. Le déplacement en Nouvelle-Calédonie vaut le coup. Mais il faut choisir sa saison. La saison des pluies, ce n’est pas trop top.
Cependant, il y a de quoi s’en mettre plein les yeux. Prévoir un budget conséquent, tout est cher, sauf l’essence, et tout se paye, parfois à l'excès à mon avis. Ne pas s’attendre à un service toujours à la hauteur du prix payé. Pour débarquer sur Nouméa, voici toujours une adresse où je me suis trouvé bien (pour savoir où vous mettez les pieds si vous la retenez), et qui a certainement contribuée à changer l'image négative que j'ai eu les premiers jours, de la Nouvelle-Calédonie …


Je ne reviendrai pas sur mes conclusions personnelles données à la fin du précédant billet. En ce qui concerne la Kanakie-Caldochie, pour reprendre la dénomination proposée par mon ami Cyp, il y a des choses qui m’ont plu, et d’autres beaucoup moins.
L’indépendance, pour ce territoire, serait à mon avis un non sens. Une partie extrêmement importante de la population kanake est encore en voie de développement. Le pouvoir économique est aux mains d’une dizaine de familles occidentales et de multinationales. Seul un état fort permettra la poursuite d’un développement préservant un tout petit peu le faible de l’appétit gargantuesque du fort.
Pour répondre à Pierrot, sensible aux questions politiques. Il n’y a clairement plus de colonialisme. Ceux qui parlent de colonialisme, sont, comme en Corse, des manipulateurs politiques, qui dès qu’ils ont accès au pouvoir ou aux richesses, se comportent comme n’importe quel autre prédateur social.
Le problème principal est celui du gradient social, comme partout sur la planète. Ici, il est accentué par un sous-développement des populations kanakes en partie entretenu par une rigidité sociale héritée des structures traditionnelles. Si la culture Kanake est à préserver dans son art, dans son organisation sociale je suis beaucoup plus réservé. En fait, je pense qu’elle est à combattre. Je le dis très clairement et j’assume. Les accords de Nouméa, ont été, pour moi, en grande partie une grave erreur, surtout pour les kanaks eux-mêmes.
Si une intégration de l’identité kanake à l’école a été et est une excellente chose, elle s’est fait me semble-t-il dans un certain excès. Les livres d’histoire parlent de civilisation kanake. L’usage de ce terme m’interpelle. Il y a une culture kanake, c'est une évidence. Mais parler de civilisation ? Les chimpanzés et les corbeaux calédoniens me semblent également répondre à la définition du mot civilisation dans cette acceptation. En effet, ils ont une technologie, ils savent fabriquer des outils pour un usage bien déterminé et adapté à cet usage, ils sont capable de transmettent ces savoir-faire à leurs petits, ils ont des comportements sociaux variables d’un groupe à l’autre et l’on observe bien des cultures différentes d’une population à l’autre chez chacune de ces espèces. Curieusement, le cannibalisme, fait culturel avéré, n’est pas évoqué dans l’histoire de la « civilisation » kanake. De même est passé sous silence le fait que dans la résolution de conflits, il était d'usage, jusqu'à une date encore très récente, de donner, oui, de donner, un enfant comme gage d'apaisement. Par contre on y évoque les vertus d’une société hiérarchisée et structurée, dont les effets aujourd’hui sont plutôt sclérosant … Certes, dans le machisme et la rigidité hiérarchique il y a pire, notamment les sociétés traditionnelles polynésiennes.
On peu bien sûr discuter du bien fondé d’imposer les valeurs occidentales. En ce qui concerne le respect de la personne humaine et de la vie, je me range franchement dans le camp impérialiste. Cela dit, reste la manière dont les choses sont mises en œuvre. Je suis un tenant de l’éducation, pas de la violence. A ce propos, je range Buch et les américains en général dans le camp des barbares n’ayant pas encore atteint le niveau de civilisation de l’Europe.
L’opinion que je développe là est bien sûre partielle, voir partiale. Mes contacts avec la société kanake ont été extrêmement partiaux, mais les faits que j’évoque et qui étayent mon appréciation reste réels et avérés. En particulier, j’ai lu le livre d’histoire du cycle 3 imposé par le gouvernement calédonien. La compétence sur l’éducation primaire ayant été transférée de l’état vers le territoire. Le comportement machiste, je l’ai vu aussi.
Je conteste également le principe de la coutume consistant, lors de la visite d’une tribu, à donner quelque chose au chef de la tribu. On propose sa coutume, en faisant un cadeau par exemple, si telle est sa coutume, à son hôte. Mais on n’impose pas sa coutume en exigeant un cadeau de son hôte. C’est bien là pour moi le symbole d’une société de pouvoir et de soumission hiérarchique. C’est la principale raison pour laquelle je me suis finalement refusé à me rendre dans une tribu. En outre, l’idée d’aller voir des gens dans leur vie comme on va au spectacle est quelque chose qui me hérisse et heurte profondément ma pudeur. Surtout quand je soupçonne qu’une part importante des gens en question ne fait en cela que subir la loi phallocrate des anciens et des chefs.
En résumé, il me semble qu’il y a des traditions dont la préservation ne soit pas forcément une bonne chose.
Tout cela étant dit, si en terme d'emplois, la notion de priorité à l'emploi local est parfois douteuse dans son application, à compétence équivalente pour un poste, il faut absolument non pas favoriser l'emploi local, qui inclut les caldoches, mais la discrimination positive en faveur des personnes d'origine mélanésienne. De même au plan scolaire, la révision des programmes pour y inclure d'avantage l'histoire et la culture des populations mélanésiennes et du pacifique est une bonne chose, mais mettre en place des prise en charge destiné à facilité l'accès aux études secondaires et supérieures des jeunes mélanésiens serait, me semble-t-il beaucoup plus important.
Mon sentiment, avec les accord de Nouméa, c'est qu'ils passent en partie à coté de l'essentiel, c'est à dire l'intégration des moins favorisés dans le monde et la civilisation d'aujourd'hui.
Je ne dispose pas d’éléments pour analyser la société caldoche. Les deux où trois personnes rencontrées ont été sympathiques. Elles ont parlé sans tabou de la Calédonie. Mais elles n’étaient bien sûr pas des membres des dix familles …
Pour le reste, les occidentaux rencontrés, des métropolitains installés là-bas, leurs motivations sont pour l’essentielle économiques et climatiques. Et Nouméa est une ville moyennement grande comme n’importe quelle capitale régionale de métropole et les conditions de vie, avec bien sûr quelques spécificités locales, y sont assez comparables.
Pour finir, la Nouvelle-Calédonie, c’est entre deux cent cinquante milles et deux cent soixante milles habitants. Ce qui représente une agglomération régionale de taille moyenne en métropole. Certainement pas de quoi faire un pays à part entière en matière de masse critique.
Tout ceci considéré, si un jour je dois aller vivre en Nouvelle-Calédonie, ce ne sera assurément pas pour me mêler de politique.
Ce sera plutôt pour ça … :-)))
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lundi, 05 mai 2008
Dernières Balades …
Samedi 3 mai 2008
Après une matinée Web, direction Yaté et son barrage. Aujourd’hui, après la rando d’hier, c’est petite promenade.
Yaté, c’est une bourgade. Ben j’ai pas réussi à la voir. Une autre chose, sur la Nouvelle-Calédonie, dont je n’ai pas encore parlé, c’est les patelins. En dehors de Nouméa, qui est une ville comme toutes les villes de chez nous, les autres bleds ont un habitat extrêmement dispersé. Pour l’automobiliste métropolitain moyen cela n’est pas sans conséquences. En effet, hormis un centre village, avec en général une pharmacie, la mairie, une gendarmerie et quelques commerces relativement identifiables, le reste des habitations, très étalé, est complètement noyé dans une végétation plutôt luxuriante. Le résultat, c’est qu’on ne sait pas toujours si on est en agglomération ou pas. Et donc, pour la vitesse, et bien ce n’est pas toujours évident. Surtout que dans les patelins en question, des fois la limite est de 50, et d’autre fois de 70.
Pour les photos, c’est la route, le lac de Yaté, l’embouchure de la Yaté, et des fleurs et un oiseau vus au fil de la balade.
Dimanche 4 mai 2008
Ben ce matin, je ne suis pas frais. Je n’ai pas fait la fête, mais les voisins de la maison à coté si. Ce sont des Wallisiens. Et la fête, chez eux, ça dure jusqu’au levé du soleil, vers 6h … Et la sono donne un max, donc nuit en pointillé jusqu’à 3h30 du mat, puis … puis voilà.
Alors, je me suis un peu baladé, mais sans marcher beaucoup.
J’ai opté pour aller voir Port Boisé. C’est l’équivalent sud du Poingam du nord. Et je n’ai pas été déçu. Mais pour y arriver, ce fut un peu épique.
A un moment, j’arrive à une piste complètement défoncée. Ma Twingo de location est brave. Elle a marché du tonner de dieu. Mais là, peut-être la fatigue aidant, je me suis dit que je ne pouvais pas lui imposer ça.
Un peu contrarié, j’ai tendance à être un peu ronchon quand je suis fatigué, je repars sur une autre route, direction les chutes de la Madeleine. Parait que c’est à voir. Oui, bon, j’y arrive. Et là, que vois-je ? Pour aller les admirer, il faut banquer. Alors de franche mauvaise humeur, c’est tout juste s’il ne faut pas payer pour aller pisser un coup dans ce pays, je décide de boycotter. Donc pas de photo des chutes de la Madeleine.
Et donc je repars encore une fois, direction Yaté. Et là j’ai trouvé le patelin que je n’avais pas vu hier, il fallait aller le chercher derrière l’usine électrique, quasiment au pied du barrage. Ceci dit il se résume à une placette, une petite gendarmerie, une pompe à essence et deux commerces. Demi-tours et en route vers le sud en suivant la cote est. Je me dis, d’après la carte (mais ça n’est pas une garantie) que peut-être Port Boisé est accessible par là. Bonne pioche. Certes la route réserve quelques surprises. Mais il suffit de serrer les fesses et d’y aller. Avec de la chance, et j’ai eu de la chance, ça passe.
Ça nous vaut quelques photos …
Une embouchure de rivière. Vous avez peut-être remarqué, toutes les embouchures sont quasi fermées par des sédiments et des récifs. C’est assez curieux.
Et puis au niveau de Goro, la friche industrielle, et une montagne ruisselante d’oxyde de fer. Ce n’est pas de la pollution ça, c’est naturel. Quand on prend un caillou gros comme le poing dans la main, ou une poignée de sol granuleux, on croit avoir chopé une altère tellement c’est lourd. Tout le sol, dans ce coin est du minerai métallique.
Et enfin, port boisé et sa plage, côté est sous la pluie et côté ouest au soleil, et c’est pas une vanne. Au loin une ile avec une barrière de récifs en avant plan, entre la plage et l’ile.
Voilà, c’était la dernière balade hors Nouméa. Demain matin, je rends ma vaillante Twingo. Mais si vaillante elle fut, si un jour je devais venir vivre ici, pour le coup, bien que ce ne soit pas mon truc à priori, c’est un 4x4 que j’achèterai. Pas un machin de ville, pas forcément un gros truc, mais un vrai 4x4 avec les quatre roues réellement indépendantes. Si on veut sortir de Nouméa et se balader un peu en dehors des sentiers battus, c’est indispensable.
Lundi 5 mai 2008
Et bien voila. Ça y est. La petite Twingo est partie de son coté pour de nouvelles aventures. Je suis attablé pour une dernière fois à mon WebCafé de prédilection. Au programme, cyberpapotage, puis trouver une navette pour demain matin, l’aéroport est à une cinquantaine de kilomètre et y’a pas de RER ici, et enfin glandouille dans Nouméa jusqu’à 16h, heure où mon proprio sort de son boulot, pour retourner sur Koutio pour une dernière nuit.
Il est encore un peu tôt pour faire un bilan de ce voyage. Mais ne vous en faite pas, vous y aurez droit. Non mais. Il n’y a pas de raison.
Bilanter sa vie est une indispensable activité des temps modernes … Bilan, analyse, action … C’est pas ça qu’y disent les nœuds-nœuds aux commandes de notre joli monde national et planétaire ;-)))
Bon, quand même, parce que là je glande et que j’ai que ça à faire.
Alors, comme l’ont remarqué Den et Buzz dans leurs commentaires, il m’a fallu du temps pour trouver mes marques. Mais même si cela n’a rien d’un coup de foudre, j’ai fini par trouver quelques charmes à la Nouvelle-Calédonie.
Elle reste la terre d’un possible.
Ses attraits seront cependant surtout matériels. Salaire coefficient 1,73 et bonification retraite d’un semestre tout les deux ans. Pour moi, de quoi avoir une retraite à taux plein dès 60 ans ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Par les temps qui courent ce n’est pas négligeable. Accessoirement ce sera aussi la possibilité d’avoir un bateau et de naviguer. Ma Comté me manquera. Et laisser mes filles et une tranche de ma vie derrière moi sera tout sauf une évidence.
Le pas est donc loin d’être franchi. Ne pas se fier à l’emploi que je fais du futur. Ça reste un futur très hypothétique.
Je vais continuer à regarder. Prendre contact avec PARIS VI pour voir comment ils envisagent la réforme de la L1 santé pour Nouméa. Me rendre insupportable à mes petits camarades universitaires dans ma Comté, en les empêchant de magouiller en toute quiétude entre gens de mauvaise compagnie, pour leur donner envie de m’exiler avec mon poste à 22 000 km de leurs tripatouillages.
Mais bon, si un jour je reviens à Nouméa, je sais désormais que ce sera très dur, vraiment très, très dur …
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samedi, 03 mai 2008
Enfin le beau temps
Mercredi 30 avril 2008
Je suis (un peu) mauvaise langue avec Nouméa Centre. Il y a deux endroits que j’apprécie dans le centre de Nouméa. Ce sont le Best Café, d’où je WebPoste (expression néologienne obtenu par contraction de l’acronyme WEB et du verbe poster, traduisant une communication émettrice unidirectionnelle au moyen du réseau informatique planétaire terrien) dans une agréable ambiance musicale, entre des serveuses mignonnes, charmantes et au petits soins maintenant que j’ai été catalogué client régulier et donc privilégié, et la place des cocotiers, d’où je suis présentement en train de clavioter (verbe clavioter, autre barbarisme néologique du Quidam Lambda, signifiant actionner les touches d’un clavier d’ordinateur, portable ou non, afin d’obtenir un texte plus ou moins intelligible).
Bref, là, je glande à l’ombre des cocotiers, par une agréable brise et une température de dépassant pas les 25°. C’est l’hiver calédonien qui pointe le bout du nez ;-)). Finalement, je commence à me trouver bien dans ce patelin …
Vingtnom, trente cinq mèls ce matin. Faut dire que Den y a activement contribué, rien que quatre à lui tout seul, et quatre fois le même … ça doit être l’âge ;-))). Ben oui je reçois systématiquement en mèls les commentaires de mes blogs. Et puis y a les copains et les copines qui commentent pas mais qui mèlent. Et enfin y a les potesses du boulot qui ne manquent pas de me faire part des turpitudes facueuses de ma petite ville de province.
Le ciel est entre nuage et soleil, l’anticyclone est en chemin, mais il n’est pas encore arrivé.
Cet après-midi je vais faire un couscous pour mes hôtes. Finalement, je suis bien tombé avec ma location. La formule, qui m’a surpris au départ, se révèle cool à l’usage. Et vraiment bien agréable. Si un jour je dois revenir, d’un point de vue pro, s’entend, je sais où je me poserai en débarquant, le temps de trouver un chez moi.
Oui, je sais, j’écris (presque) pour ne rien dire. Ben c’est tant pis pour vous. Z’avez qu’à regarder les images :-)). Vous avez eu droit à mon humeur maussade. Et bien là, c’est mon humeur béate :-)))
Un truc, dont je n’ai encore pas parlé, si sur les routes faut faire gaffe aux bagnoles, en ville c’est au piétons qu’il faut faire attention. En fait la conduite en ville, ici est franchement plus cool qu’en métropole. Pour les piétons, les bagnoles s’arrêtent dès que le zig ou la zigue se trouve au bord du trottoir. Ce n’est que le respect du code de la route me direz-vous. Ben oui, je suis d’accord. Mais le fait est que chez nous, si tu ne poses pas le pied sur le passage clouté le poing brandi en avant, et bien bernique. Pas une caisse ne s’arête. Alors ici le truc, c’est que quand tu es sur une deux voies et que tu vois la bagnole d’à coté s’arrêter, ben t’as intérêt à faire pareil. De façon générale, en ville, les automobilistes sont vraiment beaucoup moins speed que chez nous et la courtoisie bien plus largement partagée.
En fait, la vision d’un lieu dépend beaucoup de l'humeur de l’âme qui observe … :-)
Jeudi 1er mai 2008
Grand ciel bleu et agréable fraicheur (un petit 25°C). Et donc direction Thio une bourgade de la Côte Est …
Sur la route.
Sa mine à ciel ouvert.
Et puis balade sur la plage à quelques kilomètres en direction du sud, juste à savourer …
A si, j’ai pu observer une tortue depuis la plage. Pas pu la photographier, elle ne sort la tête que quelques secondes toutes les quatre ou cinq minutes, et sur un parcours plutôt aléatoire. Donc juste une image dans mes souvenirs à moi, dans un recoin caché de mes neurones mémoriels. Et toc.
Sur le chemin du retour, avec le terminal de chargement des minéraliers.
Vendredi 2 mai 2008
L’anticyclone est solidement établi. Retour au Parc de la Rivières Bleu pour une seconde randonnée sur d’autres sentiers. Entre 25 et 30 km. Et toujours plein les yeux. Parmi les vus mais non photographiables, un cochon sauvage débusqué au coin d’un ruisseau derrière un virage du sentier. Aussi surpris que moi de nos présences mutuelles, pas eu le temps de pointer la boite magique à image.
Soleil, températures douce. Là, je suis en train de prendre vraiment gout à la Nouvelle-Calédonie.
La nature dans ses œuvres … lichens, buissons floraux, biomasse arborée en cours de recyclage, plantes carnivores, dernières parcelles de forêt vierge primaire, cagou (oiseau réintroduit dans le parc, et visiblement pas encore vraiment redevenu sauvage) …
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mercredi, 30 avril 2008
Tentative Grand Sud.
Lundi 28 avril 2008
Aujourd’hui c’est relâche. Absorption de mes vingt-cinq kilomètres d’hier plus une chaleur lourde que je transpire rien qu’à taper sur mon clavier.
Ce matin cyber petit dèj., soit une heure de connexion consommée avec la mise en ligne de deux billets (les n°12 et 13), le postage de deux commentaires en réponse à ceux reçus, la réception d’une quinzaine de mèls et l’envoie de deux mèls. Tout ça en sachant que tout était écrit à l’avance et que le temps de connexion n’est que celui de la mise en ligne, de la réception et de l’envoie …
Puis retour au bercail pour suer immobile, mais avec la piscine sous les yeux et qui va bientôt avoir une petite visite de ma part.
Mardi 29 avril 2008
Hier soir la météo donne un avis d’alerte fortes pluies, pour ce mardi, je prévois donc une journée claviotage. Ce matin, levé 7h, grand ciel bleu, pas l’ombre d’un nuage.
Well, me dis-je …
Je me prépare rapidos et direction Grand Sud, Prony. Comme quoi, on peut aussi voir la Nouvelle-Calédonie sous le soleil et températures inférieures à 30°.
En réponse à Bougrenette. C’est tout ce que je donnerai en image de moi … enfin presque …
Routes toujours aussi pittoresques quand on s’éloigne des grands axes. Un régal.
Mon idée était de randonner sur le début du GR, pointe sud, qui vient d’être aménagé. Le temps de mettre mes groles, de faire cinq cent mètres sur le sentier et le ciel bascule au gris, avec de gros nuages bien sombres accrochés aux sommets. Pour arriver où je suis, j’ai deux kilomètres et demi de piste bien grasse et bien pentue. Quand à la route, elle franchie cinq gués, comme celui des photos, bien en eau.
Alors je me dis que si la météo a raison, il ne serait pas très raisonnable de rester où je suis, au risque d’y passer la nuit sous la flotte. Et donc chemin à rebours.
Et de nouveau touriste moyen, j’atterris au parc forestier et animalier de Nouméa. Ça vaut le coup d’œil (je suis sérieux). Je vous épargne les photos de perruches locales diverses et variées en cages. Pour ma part je me suis épargner de les faire (les photos).
En revanche, voici quelques spécimens libres de leurs mouvements dans le parc.
Le parc est sur une petite montagne, dans Nouméa même, une Nouméa en plein développement. En fait, hormis le centre nul de chez nul, Nouméa semble une ville plutôt agréable.
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lundi, 28 avril 2008
Le touriste moyen
Samedi 25 avril 2008
Matinée de baby-sitting. La dame de la location gardait deux fillettes de 3 et 7 ans un peu turbulentes, j’ai donc un peu donné la main et joué avec les donzelles, notamment dans la piscine. Je ne m’en suis pas trop mal sortie.
Après ça, j’ai joué au touriste de chez touriste.
Visite de l’aquarium de Nouméa. Poissons et coraux (fluorescents) de Nouvelle-Calédonie.
Puis visite du Centre Culturel Jean-Marie TJIBAOU.
Et un clin d’œil à Cath. C’est une photo volée. Oui, j’ai osé transgresser l’interdiction de photographier dans la salle d’exposition, ce qui m’a valu une remontrance, mais la photo était déjà dans la petite boite. Cette toile m’a fait penser aux réalisations de Cath, et je voulais qu’elle puisse la voir.
Dimanche 27 avril 2008.
Aujourd’hui c’est rando dans le parc d’une réserve protégée. Elle couvre le bassin versant alimentant le barrage de Yaté. De ce barrage résulte un lac dont le niveau est actuellement à son maximum en raison des fortes pluies. D’ailleurs, les abords du barrage lui-même sont actuellement fortement déconseillés en raison de lâcher d’eau quotidien.
Deux types de paysages, le maquis minier et la forêt humide.
Certes le maquis minier reprend ses droits sur les zones minières abandonnées, mais il est préexistant à l’exploitation minière. C’est d’ailleurs lui qui présente la plus forte endémicité en raison de la pression sélective exercée par les diverses concentrations des sols en métaux.
La forêt humide, elle, doit son endémisme à l’isolement géographique. Les plantes primitives, d’il y a 80 millions d’années ont pu continuer à se développer sans être concurrencées, et donc sans être supplantées par les végétaux plus moderne apparus sur les autres continents.
A propos des plantes, deux questions me turlupinaient depuis quelques jours. La première concernait le maquis minier. Je me demandais s’il était une conséquence de l’exploitation minière où s’il lui était antérieur. Je subodorais que c’était la seconde solution, mais sans certitude. J’ai eu la réponse aujourd’hui dans la Maison du Parc.
La deuxième question reste encore sans réponse. Hier, au centre DJIBAOU, j’ai visité un jardin kanak qui se veut d’avant la colonisation. Deux des plantes présentées m’ont interpelé. Il s’agit du bananier et de la canne à sucre. Il me semble que ces deux plantes ont été introduites par les colons blancs. Si j’ai raison, leur présence dans un jardin kanak traditionnel est curieuse, quand bien même les kanaks en use aujourd’hui, y compris dans les tribus, qui ne sont tout de même plus les villages autochtones du XIXème.
Vingt-cinq petits kilomètres de marche et je suis rentré vanné. Je manque vraiment d’entrainement. Il va falloir que je m’y mette activement en rentrant
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dimanche, 27 avril 2008
Traversée d'un autre monde
Jeudi 23 avril 2008
Nuit au milieu des lézards et des moustiques entre quatre planches, pour le prix d’un deux étoiles à Paris. Déluge et tonnerre les deux tiers de la nuit.
Et décision au petit matin de retourner directement sur Nouméa. Je téléphone à la loc que j’avais. Elle est dispo jusqu’à mon départ. Je prends. Je garde la voiture et je finirai mon séjour en gravitant autour de Nouméa. Il y a des trucs sympas à voir et à faire. Et j’aurai une base arrière aux normes occidentales, avec piscine et clim, pour un prix très, très raisonnable. En tout cas bien moins cher et bien plus confortable que les gites vus et testés …
Pour tout dire, je crois que j’ai fait une découverte importante, pendant ce voyage. Que je n’ai plus vingt ans :-)).
Ben oui, je suis parti la fleur à la boutonnière, comme dans mon jeune temps, l’époque où je me suis fait le Cap Nord, en Norvège, ou encore la moitié des USA en auto-stop. Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponds, des enfants sont nés. Et si la vie m’a replongé depuis quelques années dans certaines affres d’une jeunesse pas toujours évidente, une partie de mes stratégies d’antan ne sont plus adaptées. La solitude dans l’inconfort m’est manifestement devenue difficile à vivre, contrairement au temps de mes vingt ans.
L’inconfort du Kamtchatka, l’été dernier, ne m’avait pas pesé. Mais outre que je supporte mieux le frais que le chaud, j’étais avec un groupe d’amis, et ça, ça changeait beaucoup de choses je crois.
Donc sur la route, direction Nouméa, mais par des chemins détournés …
Je ne sais pas si l’on peut qualifier le lieu de touristique. Mais je pense que c’est quelque chose qu’il faut avoir vu. Pour avoir l’esquisse d’une idée de la réalité, les photos ne rendent que faiblement compte de ce que l’on peut observer.
Les mines, pour l’essentiel sont à ciel ouvert. C’est sur les sommets que se trouves les minerais de métaux. Cela est dû à un contexte géologique particulier propre à la Nouvelle-Calédonie. Une explication fausse m’en avait été donné par un guide autoproclamé, charmant par ailleurs, mais ne sachant manifestement pas de quoi il parlait. Selon lui, la Nouvelle-Calédonie est un morceau d’écorce terrestre qui a été retournée comme une crêpe dans des temps immémoriaux. Les minéraux denses comme les minerais de métaux, en raison de l’action de la pesanteur sont plus en abondance dans les couches basses de l’écorce terrestre. Ceci expliquant cela, en Nouvelle-Calédonie, les métaux sont donc aux sommets des montagnes et leur exploitation consiste à araser lesdits sommets. En fait la deuxième partie de l’explication est juste, mais le coup de la crêpe est une ineptie. La réalité géologique, c’est qu’à un moment donné de son histoire, le socle rocheux continental de la Nouvelle-Calédonie, qui s’est détaché de l’Australie il y a 80 millions d’années environ, a été recouvert lors d’une phase de subduction par un morceau de croute océanique. Et ce sont les couches basses de cette croute océanique qui sont riches en métaux. Sous l’effet de l’érosion, la majeure partie de la croute océanique recouvrant la Nouvelle-Calédonie a disparu, ne laissant en place, sur les sommets des massifs montagneux que les couches basses, riche en métaux.
La biodiversité de la Nouvelle-Calédonie, outre sont isolement géographique depuis 80 millions d’années, tient aussi à une forte pression sélective exercée par l’environnement minéralogique sur les végétaux. D’une vallée à l’autre les espèces se sont diversifiées en fonction des teneurs variables des sols en métaux lourds. C’est particulièrement visible avec les pins.
Les préoccupations écologiques ne sont pas le fort des industriels en général, et des miniers en particulier. Structures et matériels à l’abandon …
Mais malgré tout la nature reste la plus forte et le maquis minier se reconstitue progressivement là où l’homme abandonne le terrain …
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vendredi, 25 avril 2008
Retour au Sud par la Côte Est.
Mercredi 23 avril 2008
Petite pluie dans la nuit et au petit matin. Ma tente est impec nickel (normale en Nouvelle-Calédonie :-)). Levé 7h, petit déjeuner et départ pour Hienghène.
Pour l’automobiliste, qui s’ennuie sur les routes de Nouvelle-Calédonie, on croise assez peu de véhicules, il est un jeu que j’ai baptisé le jeu de la cocotte.
Après la piste, on se sent grisé par les retrouvailles avec le bitume. C’est là que le jeu démarre. La route est impec pour un temps. Et puis, sans crier gare, à la sortie d’un virage, surgisse quelques magnifiques nids de poules. Le jeu consiste donc à éviter les trous au dernier moment. C’est un peu comme un jeu vidéo. Si vous perdez, ça vous coute une roue. Mais vous n’avez droit qu’à une roue de rab. Après, c’est la case dépannage. Mais pour ça, il faut être dans une zone bonus avec réseaux. Sinon, dans les zones malus, sans réseau, il faut attendre le passage du joueur suivant … :-)
Naturellement votre serviteur aux promptes reflexes a gagné la partie haut la main ;-).
Route dans la forêt tropicale. A déguster des yeux, tout simplement. Et arrivée sur Hienghène.
Après deux jours de camping, au vu de la météo fort orageo-pluviale qui s’annonce j’opte pour le gite. J’y retrouve mes deux camarades de cœur (de Voh). Deux jeunettes suisses en vadrouille en Nouvelle-Calédonie pour trois semaines de vacance, et qui comme moi, se demandent par moment ce qu’elles font là. …
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Sur la route du Nord.
Lundi 21 avril 2008
Première étape. Ce n’est pas encore la pointe nord de la grande terre, mais c’est quand même à 330 Km de Nouméa. Camping dans un coin sympa avec table d’hôte. Le ciel semble clément, mais dans la journée, il a plu à plusieurs reprises. Telle que vous voyez les photos, je suis face au lagon et la vue est chouette.
L’endroit s’appelle le Refuge du Cerf, et c’est près de la Taom, un cours d’eau qui va jusqu’à la mer. J’ai mangeé à la table d’hôte, ce qui m’a permis de sympathiser avec trois personnes. C’est cher pour ce que c’est, mais bon, c’est la Nouvelle-Calédonie. Il faut s’y faire, c’est la France d’il y a trente ans aux tarifs de Paris aujourd’hui …
Les gens rencontrés sont agréables. Nous sommes apparemment sur la même route. Et nous nous retrouverons à la prochaine étape, à Poingam, la pointe nord de la Grande Terre.
Mardi 22 avril 2008
6h15, lumières du petit matin, à savourer sans en dire plus …
Il a plu un peu sur le matin. Ça m’a permis de vérifier que ma tente ne prend pas l’eau. Là je la laisse montée, le temps qu’elle sèche. Ce matin je me suis associé à l’une des jeunes femmes rencontrer hier soir à la table d’hôte où l’alcool à coulé à flot, pour aller, avec deux autres personnes arrivant ce matin, voir le cœur de Voh.
Le temps n’était pas optimum, on distingue la partie droite du cœur sur la photo, que j’ai mal cadrée. En fait, d’où j’étais on ne voyait pas très bien. Et je me suis rendu compte que la photo fait mieux ressortir le contour que ce qu’on observait sur place. En fait, le cœur qui autrefois était une bute naturelle de terre et en train d’être envahie par la mangrove en raison de l’élévation du niveau de la mer. Et donc ses contours s’estompent.
Retours vers midi, et départ pour Poingam.
Quelque paysage sur la route.
Poingam se mérite. La carte dit route secondaire. Il faut savoir que la carte, normalement, sait dire piste. Ben là, elle n’a pas dit juste la carte. Et donc piste et passages à gué, ohé, ohé …
La grosse flaque que vous voyez là, bien boueuse, dont on ne sait pas si le fond est à dix centimètres ou à cinquante, s’il y a un gros trou au milieu où pas, et bien il faut se la prendre franco de face. Six ou sept comme ça. Alors bien sûr, ça traquette un peu. Avec ma twingo de loc, j’aurais eu l’air fin à rester planté au milieu du gué, ohé, ohé. Ben, j’suis passé. Et donc j’ai mérité mon Poingam. Et vous, vous avez droit aux photos.
Là, j’ai campé, et j’ai fais l’impasse sur la table d’hôte, bien que j’y ai retrouvé tous les gens du gite de la veille.
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lundi, 21 avril 2008
En route pour le tour du territoire.
Vendredi 18 avril 2008
Bon, enfin presque. A l’heure où j’écris, c’est dans trois jours, lundi matin que je partirai. Là je reste dans la maison où j’ai loué pour la semaine.
J’ai eu mon dernier rendez-vous hier. Rien de particulier à en dire. Ils ne m’attendent pas, mais ça je m’en doutais depuis un moment. Et ils m’ont confirmé que les calédoniens, blancs comme noirs, n’apprécient guère la présence de métropolitains.
Je trouve cela curieux. Il y a manifestement beaucoup à faire et un vrai potentiel, tant humain qu’économique. Mais, bon, la vie et l’humain sont ici comme partout ailleurs, avec leurs petitesses, et leurs incohérences.
Je vais quand même continuer à creuser la question de retour en France, concernant l’application en Nouvelle-Calédonie de la réforme de la première année des études de santé. Pour cela il me faudra prendre contact avec la personne de PARIS VI qui gère le dossier. En fait, ce que j’ai compris, c’est que l’université de Nouvelle-Calédonie se fout un peu, voir complètement, de la question. Tout est managé par Paris, la personne gérant sur place étant en fait détachée de Paris.
Pourquoi continué à creuser ? Plus pour la Nouvelle-Calédonie assurément. Il y a encore deux facteurs qui peuvent me faire venir ici, le coefficient multiplicateur sur le salaire qui est significatif, et l’accès à la voile, le corolaire du salaire étant de pouvoir acheter un bateau.
Restera quand même à voir si je peux supporter la température des tropiques sur du long terme.
Pour le moment, il pleut des trombes d’eau et les températures sont descendues vers les 22 – 23 °. Pour moi, là, les températures sont bonnes. Ok, la pluie ça va bien un moment. Mais pour l’instant, je reste pépère avec mon ordi dans le séjour ouvert, sans murs. J’ai du boulot à faire, et je prends le temps d’écrire un peu. La situation est cool.
Samedi 19 avril 2008
Début de weekend à Nouméa, enfin Koutio, plus exactement, à la périphérie de Nouméa. Le ciel est toujours gris. Quatrième jours de pluie. Et je m’en satisfais. J’ai un toit jusqu’à lundi matin et la température ne dépasse pas les vingt-cinq degrés.
En fin de compte la formule de location sur laquelle je suis tombé est plutôt sympa. Les gens qui louent sont agréables. On vit partiellement ensemble avec le séjour ouvert. On prend l’apéro ensemble, on mange en même temps à la même table. Je me suis callé sur eux pour les repas. Et il m’ont même de temps en temps offert des trucs. En fait c’est plutôt plaisant.
Hier la dame m’a accompagné dans une boutique pour l’achat de quelques bricoles pour mes filles. Elle m’a amusé, en me montrant des trucs et en étant intéressée comme si elle faisait des achats pour elle. C’était sympa de sa part.
Pour le reste, le truc que je ne regrette vraiment pas, c’est l’achat de mon portable. Assurément je serais malheureux si, là, en ce moment précis, je ne pouvais pas être en train d’écrire. Je peux patienter jusqu’à lundi, pour retrouver une dernière connexion avant mon tour de la Grande Terre. Mais sans ordinateur, je me sentirais sans doute un peu coincé sous mon abri, à regarder la pluie tomber.
A midi, j’ai mangé avec les gens de la location. Comme invité cette fois. Le monsieur est un grand amateur de pêche. Et c’est aussi lui qui assure la cuisine. Il nous a préparés du thon, pêché par lui, avec une sauce vin blanc - citron excellente.
Dans un des citronniers du jardin, il y a un magnifique nid de guêpes. Il ne fait aucun doute que chez nous, en métropole, nous le détruirions aussitôt. Là ce n’est pas le cas. Tout d’abord, les guêpes, j’étais à moins d’un mètre du nid, sont vraiment indolentes. Ensuite, le fait est que je n’en ai pas vu une seule venir tourner autour de la table pendant les repas. D’ailleurs, on ne me l’aurait pas dit, je n’aurais pas soupçonné la présence de ces guêpes dans le voisinage. Outre leur bon goût de laisser en paix la gente humaine, elles semblent avoir une franche utilité écologique par leur prédation sur toute sorte de petites bestioles plus ou moins enquiquinantes. Appréciées, elles cohabitent donc en bonne intelligence avec leurs voisins humains.
Et pendant ce temps, il tombe toujours des trombes d’eau. Le déluge tropical par excellence. Il semble que là-haut, dans le ciel, quelques Chadocks obstinés ne se lassent pas de pomper pour remplir inlassablement l’arrosoir tropical.
Ceci dit, en principe, selon la météo, le temps devrait s’améliorer bientôt. Lors de mon départ, lundi, je devrais avoir un ciel plus clément.
Dimanche 20 avril 2008
La journée d’hier s’est terminée comme elle avait débuté, avec des trombes et des trombes d’eau. Ça a été une suite ininterrompue de fortes averses entrecoupée d’accalmies, mais sans que jamais le sommet de la montagne voisine, ou même du col voisin, ne soient visibles.
Ce matin, le soleil est revenu. Il voisine toujours avec des nuages plus ou moins sombres. Pour l’instant (9h30) la fraicheur demeure et une brise agréable agite les feuilles des arbres et de palmiers.
Je tenterais bien une marche, depuis trois jours que je suis les fesses sur une chaise devant ma machine. J’ai fini mon boulot, lecture de la thèse sur la spiruline et préparation de mes commentaires, et je m’éclate à écrire. Mais j’aime bien bouger aussi, et là j’ai les jambes qui commencent à réclamer.
L’autre achat d’avant départ que je ne regrette pas, c’est mon appareil photo. Là je me suis laisser aller à photographier quelques papillons, au zoom et à la main, sans pied pour l’appareil. Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, le résultat me bote bien. Et en plus, moi, je les ai en grand format :-).
Yo, finalement, le monsieur de la location m’a emmené pour une ballade en bord de mer, dans un coin plutôt paumé, accès par piste, juste en face de Nouméa. Bon, c’est sous le vent de Nouméa. Les marins comprendront … Je ne vous montrerai pas les détails du bord supérieur de la rive (que je n’ai d’ailleurs pas photographié). Comme vous pouvez le voir, on y trouve même des carcasses de bateau … Mais la ballade a été chouette. La mer et les paysages au loin me branchent bien.
Bon, et bien là, il ne me reste plus qu’à préparer mon sac. Départ de la loc, demain matin 6h30.
Lundi 21 avril 2008
Ça y est, fin prêt pour le grand tour. Voiture louée, encore quelques achats, mais ça, ce sera à la sortie de Nouméa.
Là, je me fais un ultime cyber petit dèj au Best Café, dont voici deux photos. Derniers mèls. Dernière mise à jour des blogs. Et en route …
Cette fois, probablement un long silence. J’ignore si j’aurai des opportunités de connexion sur ma route. A un de ces quatres donc …
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mercredi, 16 avril 2008
2ème semaine à Nouméa.
Mercredi 16 avril 2008.
Bon, il faut bien le dire, la Nouvelle-Calédonie n’est pas pour moi. Je voulais savoir. Je suis venu. J’ai vu. Et maintenant je sais.
Je pourrais y bosser, si j’y trouvais quelque chose qui me branche. Mais ce serait pour le job, pas pour le lieu. Je ne suis clairement pas un gars des tropiques.
Comme mes rendez-vous sur le plan pro semblent laborieux, et que je ne suis plus motivé, j’assume ceux engagés, mais je ne fais plus le forcing. Je laisse donc tomber le gouvernement et le Vice-rectorat qui ne m’ont pas rappelé.
Hier, j’ai rencontré le DG du Centre Hospitalier Territorial. Un mec bien au premier abord. Et l’échange a été intéressant. Il m’a quasiment dit que si je m’installais en NC, en exercice libéral, il me confirait des missions comme consultant sur des questions d’informatique médicale et sur la gestion du circuit du médicament, voir plus si affinité.
Durant notre échange à bâton rompu et sans tabous, il m’a fait part d’une opinion intéressante. En particulier de la part de quelqu’un de son niveau de responsabilité. La classe politique Kanak, issue des événements des années quatre-vingt, est de qualité. Compétente et intègre. Une opinion qui indique en creux celle qu’il a de la classe politique d’origine occidentale …
Je sais aussi que je pourrais bosser en NC comme pharmacien, si je voulais faire des remplacements, j’en trouverais dans les deux jours qui viennent selon le président de l’ordre.
Finalement, hier, après plus d’une semaine, j’ai enfin obtenu un rendez-vous avec le président de l’Université de Nouvelle-Calédonie. C’est quand même l’objet essentiel de mon voyage et la justification de mon ordre de mission. Je commençais à trouver curieux, voir discourtois, de collègue à collègue, cette difficulté à être reçu. Mais bon, ça y est, le rendez-vous est programmé pour demain jeudi.
Aujourd’hui, c’est relâche. Je reste dans la maison où j’ai ma location pour la semaine. Le cadre est sympa. C’est un peu éloigné de Nouméa centre et je suis tributaire des proprios et de leurs horaires de boulot pour aller sur Nouméa et en revenir, mais ça va, je m’adapte. Le concept est un peu curieux. Je n’avais jamais expérimenté ce genre de truc. J’ai une sorte de studio meublé, en fait une chambre avec douche, WC et clim (important la clim dans un endroit comme la NC). Et je dispose d’une cuisine dans un espace ouvert mais partagé avec les proprios. On mange ensemble mais chacun fait sa popote. Il y a un évier commun, mais deux gazinières et chacun son frigo. Ça m’a fait drôle, mais bon, sur ce plan là je suis assez adaptable. Et donc je m’adapte sans problème, et ça me va. Donc là, je dispose de mon morceau de maison, dans l’espace ouvert, et c’est fort agréable pour pianoter.
Il pleut. Mais pour tout dire j’en suis fort aise. Car ce coup-ci la pluie est accompagnée d’une très agréable fraicheur. Et je suis là, assis, sans transpirer. J’en viendrais presque à trouver la NC sympa.
J’ai tenté, hier, d’avancer mon retour. Mais il n’y avait plus de place disponible avant le 6 mai. Je ne gagne que trois jours, je devais revenir le 9 mai, mais ce sera quand même ça de dépenses en moins.
Et comme ça, je me ferai mon tour de Nouvelle-Calédonie. Maintenant j’ai admis que j’avais explosé mon budget. Il ne me restera plus qu’à bouffer des patates pendant six mois à mon retour :-). Finalement, j’ai décidé que je lourai une voiture pour ma quinzaine de jours de ballades. Mon sac est trop lourd et force est de constater que je n’ai plus vingt ans. Je n’ai plus trop non plus le cœur à jouer au routard solitaire. L’aventure à deux ou trois peut-être que je pourrais. Mais là, seul, je dois bien constater que ce n’est pas ça.
Bon, c’est pas le tout, là. Plus prosaïquement, faut que j’aille étendre mon linge (la machine à laver le linge est partagée ;-)).
(16h30)
Quand j’ai écrit relâche, un peu plus haut, c’était façon de parler, et surtout, c’était ce matin. En fait grâce à mon bureau portatif que constitue mon ordinateur portable, outre un peu d’écriture pour mon plaisir personnel, j’ai travaillé une bonne partie de la journée sur la thèse d’une étudiante qui doit soutenir à mon retour à la mi-mai. Le sujet porte sur la Spiruline. Je vous en toucherai deux mots sur mon blog principal prochainement. Je suis toujours émerveillé par la technologie. Et avoir l’intégralité de mes documents de travail et archives remontant à plus de quinze ans dans un bout de machin pesant moins de trois kilos, faisant un poil plus que la taille d’une feuille de papier et un peu moins de trois centimètre d’épaisseur, me sidère encore aujourd’hui, où les pied à l’envers, pour reprendre l’expression de ma collègue « Petite Souris Kanak » (c’est le pseudo que je lui ai attribuer d’autorité, car si elle m’envoie des mèls, elle ne laisse pas de commentaires ;-)), j’ai la quasi intégralité de mon environnement de travail avec moi …
Jeudi 17 avril 2008
Depuis hier il pleut … et j’apprécie … j’ai même pu mettre un sweat hier en fin d’après-midi :-).
La pluie est fine, elle n’entrave donc pas mes déplacements. J’ai rendez-vous à l’université tout à l’heure. Et pour l’heure, je suis dans mon cybercafé préféré, le Best Café (à retenir si des impénitents tentent de suivre mes traces), et donc connecté au monde. Le fait est que je suis un cyberaccro.
Mais trêve de papotage, il faut que je potasse un peu mon rendez-vous à venir.
A bientôt …
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lundi, 14 avril 2008
Premiers pas dans la brousse …
Samedi 12 avril 2008
Voiture parée. Sac bourré. Soleil. Prêt pour la brousse.
Oui, bon, c’est la brousse de Nouvelle-Calédonie, parcourue de routes très carrossables. Cent dix kilomètres, une heure et demi de route. Et le soleil c’est mué en trombes d’eau. Et donc camping détrempé. Et donc petite auberge à Moindou parce qu’entre deux averses, le ciel reste d’un sombre très menaçant.
Alors une photo de la brousse pour ne pas faire mentir le titre. Puis, j’ai profité du trou dans le déluge pour aller me balader sur une plage à quelques kilomètres d’où je suis.
C’est une avancée de quelques kilomètres dans la mer. En fait, La Nouvelle-Calédonie, pour ce que j’en ai vu pour le moment, sur la côte ouest est très découpé. Une vraie dentelle. Et la pointe ou je suis allé est l’esquisse d’une mangrove, d’où quelques arbres les racines dans la mer.
La plage n’est pas très large et le marnage est faible, entre un et deux mètres lors des forts coefficients, ce n’est pas notre Bretagne ça ;-), mais elle est très longue et à un endroit bordée de quelques propriétés qui ont l’air plutôt cool. Ça ressemble à des cabanons, mais sur des terrains bien entretenus.
J’espère que demain le ciel sera plus clément et que je pourrai camper, ce serait plus cool, surtout pour ma bourse.
Lendemain donc, dimanche 13 avril.
Au levé le soleil est de la partie.
L’auberge est petite, deux chambres seulement. Ce n’est donc pas la bousculade au moment du petit déjeuner. J’en profite pour tailler une bavette avec la patronne qui est une caldoche. Et bille en tête je la branche sur sujets brulants, direct et sans tabou. Et ça marche. Je ne me fais pas jeter. Et donc, échange fort riche. Je lui explique le pourquoi (pro) de ma présence en Nouvelle-Calédonie (au passage ma note baisse de dix pour cent, c’est aussi ça la Nouvelle-Calédonie :-)). Comme partout ailleurs, la clé des tensions c’est l’intégration économique, exacerbée par un sentiment d’être exploité. Ce qui est parfois vrai, mais pas toujours. Un deuxième facteur de tension est le fait générationnel. Les indépendantistes Kanaks des années quatre-vingt sont aujourd’hui intégrés économiquement et sont les premiers à se satisfaire du statut d’autonomie. J’ai été abordé dans la rue, à Nouméa, par un ancien militant Kanak (je dois avoir la tronche du métropolitain moyen), qui aujourd’hui fait du bisness dans le tourisme sur les iles loyautés et qui me disait que le territoire ne serait pas près pour l’indépendance avant cinquante ou cent ans … C’est dire. Les jeunes gens, eux ressentent, comme les jeunes gens de toutes les cultures, y compris chez nous, dès lors qu’ils sont économiquement défavorisés, énormément de frustrations à la vue de notre société de consommation. Le repli identitaire, quoi que ne résolvant rien, est alors souvent la réponse apportée par ces jeunes gens. Le poids des traditions est extrêmement pesant et la transition culturelle reste à accomplir sur la majorité de l’ile. C’est du moins ce que j’ai compris pour le moment des deux ou trois échanges que j’ai pu avoir.
Et donc, avec le soleil, direction Saraméa à une vingtaine de kilomètre dans l’intérieur. Je pensais y trouver une tribu pour y camper le soir. En fait j’ai du louper un truc quelque part parce que je n’ai pas trouvé de tribu, juste un camping et une randonnée balisée, le Plateau de Dogny. Comme c’est ce que je voulais, pouvoir marcher, donc rando sur un sentier dans la forêt à flan de montagne. Une grimpette de plus de 900 m de dénivelée sur une petite dizaine de kilomètres.
Claire au départ, avec des trouées et des vues dégagées, la forêt s’épaissie après trois ou quatre kilomètres quand on aborde la montée. Le sentier a mon âge, il a été ouvert en 1957 pour relier les tribus des cotes ouest et est. Après deux bonnes heures de serpentins sur une pente presque à pic, c’est l’arrivé sur le plateau. Et là, pas de bol, les nuages sont revenus et sont fort sombres. Il y a encore de la balade à faire sur le plateau. Mais je redoute un déluge comme hier. Et si la pente, même sur le chemin humide ça passe, je crains une descente sur un sentier boueux sous des trombes d’eau. Je reste quand même assis deux bonnes heures au sommet où je mange un morceau, entouré de brume, histoire de récupérer. Mes jambes n’ont plus vingt ans et leur entrainement est un peu limite. Les presque mille mètres d’altitude ont réduit la touffeur de l’air. J’ai du suer deux litres d’eau en montant, mais là, en T-shirt, je suis bien. On sentirait même par moment une très légère fraicheur.
Quelques goutes pointent leur nez. Ouille, j’y ai droit. Mon K-way sur les épaules, par-dessus le sac à dot, j’entame la redescente. Un truc que je ne regrette pas d’avoir pris, ce sont mes groles de marche. Je ne sais pas si ça fait keck sous la chaleur ambiante, mais ça le fait, sans coup férir, sur les sentiers boueux et détrempés. En fait il n’est tombé que quelques goutes de temps à autres, pas de déluge et donc descente sans trop d’encombre. Faire gaffe quand même, mais ça va. Le piège, par contre, ce ne sont pas les endroits délicats, bien pentus et bien boueux. Non, le piège, c’est quand le chemin devient plus praticable, quand une troué dans la forêt attire le regard, quand la tension, l’attention, se relâchent quelques instants. C’est là que le pied, fatigué, trébuche, part en glissade. Trois rétablissements acrobatiques de haut vol pendant la descente. Où l’on se dit que c’est bien d’avoir le sens de l’équilibre. Où l’on se promet de ne plus se déconcentrer… Jusqu’à la prochaine inattention.
Sur le chemin vers le camping, où j’ai laissé ma voiture de location … un petit clin d’œil à l’ami Den … ;-)
Lundi matin, retour sur Nouméa ou je retrouve mon cybercafé préféré et le Wifi. Depuis vendredi dernier, je sais que j’y ai droit à une heure gratos de wifi pour 8€ de conso, ce qui est le prix du petit dèj (ils s’étaient bien garder de me le dire avant). Et donc, ce matin, contact … :-)
04:58 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 11 avril 2008
Un autre Nouméa …
Vendredi 11 avril 2008
Comme je ne veux pas laisser une trop mauvaise impression de Nouméa et que la ville ne se résume pas à son centre, en voici une autre facette.
J’ai profité de ce vendredi sans rendez-vous pour me balader un peu à l’extérieur du centre, mais toujours dans Nouméa.
Les photos ont été prises dans toutes les directions. De fait, Nouméa est entourée par la mer. La ville est toute de collines et de valons avec finalement assez peu de zones plates. Et comme on le voit, les montagnes ne sont pas loin.
Les quartiers résidentiels qui entourent le centre-ville sont plutôt agréables.
Si je vous dis que je ne suis pas un amateur de chaleur, vous allez vous demander ce que je fous sous les tropiques. Et bien je me pose aussi la question :-).
A part les trombes d’eau du weekend de mon arrivé, depuis lundi le temps est au beau. On est ici, à Nouméa, à l’équivalent du moi d’octobre chez nous en métropole (comme je ne suis plus ronchon, je suis redevenu politiquement correcte, et donc je ne dis plus la France, mais la métropole, la Nouvelle-Calédonie étant aussi la France ;-)) et on flirt avec les 30°. C’est quand même un peu ma limite perso en matière de température, alors je m’interroge sur le sens qu’il y aurait pour moi à m’installer ici. Cela dit, il y a les alizés qui soufflent de façon régulière et qui font que finalement, pour le moment, je ne souffre pas de la chaleur.
Coté boulot, pour l’instant les résultats sont maigres … j’ai eu deux rendez-vous intéressant sur le plan informatif, mais rien de constructif n’était à en attendre. Les contacts sont pris, un rendez-vous est programmé pour la semaine prochaine, mais je suis encore en attente de rappel pour d’autres qui pourraient aboutir à du concret.

Pour le weekend à venir, je me suis loué une voiture pour monter à une centaine de kilomètre vers le Nord-Ouest, vers la Foa (cercle rouge sur la grande carte, coin supérieur gauche sur l’autre carte, Nouméa étant en bas à droite). Pour deux jours le bus n’était pas pratique. Je le réserve pour la deuxième parti de mon séjour à partir du weekend d’après. Là, je monterai en bus tout au nord pour redescendre en parti à pied, en parti en bus jusqu'à Nouméa sur une vingtaine de jour. Je ne me fixe pas d’étapes précises, mais j’ai maintenant en tête un schéma de parcours. Ce qui a contribué à me faire voir les choses à nouveau positivement.

Et puis aussi, maintenant j’ai à peu près absorbé le décalage horaire et résorbé ma fatigue du voyage. J’ai aussi trouvé une location pour la semaine prochaine, plus abordable que l’hôtel. Donc, meilleur forme, plans dans la tête, et bien tout ceci nous fait un moral revenu à un niveau très convenable. :-))
A la fin du voyage, je vous ferai le bilan de toutes les conneries que j’ai faites en me lançant dans cette aventure en matière de préparation, de bagages et autres, ça vous fera bien rigoler. Et ça vous évitera de les faire si vous vous lancez vous aussi dans ce genre de truc. Mais y parait que y’a un proverbe qui dit que c’est en forgeant qu’on devient forgeron et un autre qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre … :-))))
Jusque là j’avais du wifi, cher, très cher, très très cher, mais dispo quand même. Pour le weekend à venir, je n’en aurai plus, et il n’y en a pas dans la loc qui est excentrée en dehors de Nouméa et que j’ai pour la semaine prochaine. Mon accès au Web dépendra donc de mes déplacements sur la ville. Alors, je risque d’être plus rare et de répondre moins régulièrement aux mèls (pour les ceux et celles qui m’en envoient).
Et bien, sur ce, je vous dis à bientôt …
10:04 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 08 avril 2008
A Nouméa ...
Mardi 8 avril 2008
Bon, on ne va pas rester sur une note pessimiste …
Pour commencer, aujourd’hui il fait beau. Et puis, si j’ai encore du mal avec le décalage horaire, endormi à 9h hier soir et réveillé à 1h ce matin, mais quand même rendormi vers 3h pour un réveil définitif à 6h, je suis sans doute en meilleur forme.
Et donc le yoyo du moral ne déroule plus toute la ficelle et remonte plus très loin de la zone Ok.
En plus maintenant le wifi fonctionne. En fait, c’était le pare-feu de ma machine qui bloquait l’accès au proxy (j’écris ça pour les ceux qui savent). Donc conseil au passage pour les voyageurs, selon les wifi, penser à déconnecter le pare-feu si ça coince.
Le centre ville, à Nouméa, je vous le dis comme je le pense, c’est moche. Un plan en damier. Des cubes plus ou moins crades et sans âge. Aucun cachet, aucun charme. Bref, pour ma part je n’irai pas passer des vacances à Nouméa.
Pour ceux qui ne peuvent se passer de la ville pendant leurs vacances mais qui veulent la plage et la mer, les quartiers périphériques peuvent faire l’affaire. Ils ne sont pas dépourvus d’un certain charme. Je n’ai pas de photo car je ni suis pas retourné depuis le jour de mon arrivé où je les avais traversé en voiture.
Tous mes contacts pris et deux rendez-vous déjà fixé, les autres étant en attente de rappel, cet après midi je suis allé voir là où je pourrais m’installer si je trouvais un poste et si je décidais que la Nouvelle-Calédonie me convient. Le port, bien sûr. Les tarifs m’y semblent raisonnables et la vie à bord y est possible, ce qui n’est pas le cas de tous les ports de plaisance. Ce n’est pas que l’endroit soit d’un exotisme débordant. Rien à voir avec un Concarneau. Mais si je devais avoir un poste basé à Nouméa, ça pourrait le faire.
Voilà, la machine à rêves fonctionne à nouveau. Reste que c’est l’automne ici, et qu’il y fait bien chaud à mon goût. C’est un point qu’il me faudrait tester sur la durée. Car pour tout dire, je suis quand même plus un mec de septentrion que des tropiques. Mais il est sûr que le bateau sous la neige, ce n’est pas trop le pied. Bon, juste quelques petites contradiction à gérer. On verra le moment venu, si le moment vient … Et puis avec un bateau, pendant l’été, il est toujours possible de remonter vers le sud de la Nouvelle Zélande ou de l’Australie qui sont plus tempéré.
Donc, retour à un plus serein. Ne pas attendre de nouvelles notes avant quelques temps, je pense. Je vais surtout bosser les jours qui viennent. Et puis aussi, vu le prix de l’heure de connexion et la lenteur du débit (3 à 5 mn pour l’affichage d’une page) je ne répondrais sans doute pas à tous les commentaires, mais je les lis tous et ils me font chaud au cœur. Et donc merci à vous tous qui passez par là. :-)
A bientôt …
09:16 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 07 avril 2008
De paris à Nouméa ...
Dimanche 6 avril 2008
La Nouvelle-Calédonie … Ça y est, j’y suis. Le voyage porte une part de rêve. Un ailleurs peut sembler prometteur à l’âme. Et puis, on se rend vite compte de la réalité du poids du sac sur les épaules, quelque soit le lieu où l’on marche. Effet du Jet Lag, fatigue, un peu de spleen …
Je suis parti avec une relative insouciance qui en fait n’est pas moi. J’ai débarqué à Nouméa sans préparation, sans contact. On devait m’en donner un, chez moi, mais après être passé voir trois fois la personne, qui avait oublié, dont l’ordinateur était occupé, lui avoir laissé mon adresse mèl « promis, je vous envois par mèl le téléphone et le mèl de ma sœur et de ma nièce qui vivent là-bas ». Bref, je n’ai pas insisté. La tête ailleurs, j’ai naïvement cru que je trouverais bien quelque chose une fois sur place. Et donc, j’ai quand même eu de la chance. Des personnes rencontrées dans l’avion m’ont conduit jusqu’à Nouméa, puis m’ont aidé à trouver un hôtel. Ce ne fut pas sans mal, tout était complet. Apparemment les calédoniens du nord descendent sur Nouméa pour le week-end. Résultat une gigantesque balafre dans mon budget voyage, car pas d’autre solution que le Méridien, un cinq étoile crade, le croiriez-vous ? Ben oui, on peut payer une fortune pour un endroit mal entretenu derrière une apparence de clinquant. Ce n’était pas un gourbi, mais quand même, à ce prix là on s’attend à ce que l’eau ne s’accumule pas dans le lavabo quand elle coule bonde enlevée et à ne pas trouver des poils de cul dans les chiottes quand on soulève la lunette … Et en plus leur Wifi et leur internet (avec supplément bien sur) merdoient tel que j’ai craqué et exigé le remboursement du supplément.
Bon, au moment où je vous parle, par clavier interposé, celui de l’écriture, le moment, pas celui de la mise en ligne, il tombe une pluie tropicale. Normale me direz vous, je suis sous les tropiques. J’espère que ça ne durera pas la journée. Il est 7h59 et je dois dégager avant midi. Pas les moyens de rester dans un machin de ce prix. J’ai trouvé un autre hôtel, cher pour mon goût et mon budget, mais nettement plus raisonnable pour une ou deux nuits. Après j’espère trouver un truc à la semaine, mais ça ne semble pas gagné. Mais là on est dimanche. Je dois attendre lundi pour essayer de m’organiser un peu plus durablement.
J’ai encore cinq semaines pour apprendre à connaitre ce coin. Mais le premier contact a été rude après près de trente cinq heures de voyage dont vingt-cinq en avion et la traversée de deux nuits. Hier soir, donc, épuisement aidant sans doute, plus stress, moral dans les chaussettes. Ce matin, bien que réveillé depuis cinq heure du mat, après avoir bouquiné et maintenant le clavier sous les doigts à vous causer, la sagesse de l’indifférence (relative, très relative, même) aux choses matérielles de la vie a commencé à se réapproprier doucement mon âme. Mais pour le moment, j’en suis encore à me dire que la Nouvelle-Calédonie n’est pas un endroit pour moi. Mais c’est mon humeur de l’instant. Peut-être vous dirais-je autre chose d’ici mon retour en métropole …
Bon, mais avant cette arrivé un peu chaude, dans tous les sens du terme, parce qu’il fait aussi assez chaud, enfin hier en arrivant, parce que pour le moment, avec la pluie battante, il fait une agréable fraicheur, le voyage de Paris à Nouméa …
La Nouvelle-Calédonie il faut la vouloir. Départ de Paris pour Londres. On commence avec une heure de retard … et y’a les correspondances derrières … N’étant pas un grand voyageur, contrairement à ce que pourrait laisser croire mes écris, dans ces cas là, j’ai un peu tendance à stresser, ce qui est idiot j’en conviens. Quarante minutes de vol, transfert pour correspondance et changement de terminal super bien foutu à Londres. Et comme quoi, c’était vraiment crétin de stresser, décollage de Londres pour Sydney via Singapour avec plus de deux heures trente de retard … Vingt et une heure de vol en théorie plus deux heures d’escale. En fait l’escale n’a pas durée plus d’une bonne heure, mais surtout le vol de Singapour à Sydney a duré une heure trois quart de moins. L’écran d’info de l’avion nous indiquait un vent arrière de cent kilomètre-heure. Ceci explique cela. Et donc au final, arrivée à Sydney avec près d’une heure et demie d’avance. De là départ pour Nouméa, trois heures de vol, avec deux bonnes heures de retard. Rien d’autre de particulier à en dire. Juste quelques photos à regarder. Départ de Paris, l’aéroport de Singapour, un bébé dans l’avion qui n’a pas pleuré une seule fois, le décollage de Sydney pour Nouméa, et l’arrivé à Nouméa …
Le vent est en train de ce lever. Ne connaissant rien à la météo local, je ne sais pas trop ce que ça veut dire. J’aime bien ce temps tempétueux, mais ce n’est pas de bon augure pour moi. Mon autre hôtel pour ce soir n’est pas à coté et je dois décaniller dans un peu plus de trois heures maintenant. Dur, dur la vie d’aventurier à la petite semaine comme moi …
Lundi 7 avril 2008
C’est étrange, les rêves et les sentiments éprouvés lors de la confrontation au réel ne sont pas forcément compatibles. J’ai rêvé Nouméa et la Nouvelle-Calédonie. C’est encore trop tôt me direz-vous, le décalage horaire n’est pas encore absorbé, je n’ai vu que de la pluie sous une certaine touffeur passant ici pour une certaine fraicheur. Bref, pour l’instant, je n’ai qu’une envie, reprendre l’avion pour rentrer en France. Oui, je suis politiquement incorrect. J’utilise le mot France et non métropole parce que je paye ma chambre d’hôtel quinze pour cent plus cher que les gens du cru en qualité de non résident. Comme la discrimination est un délit en France, j’en déduis que je ne suis pas en France en ce moment.
Ok je fais ma mauvaise tête. Mon morale joue au yoyo, mais un yoyo dont la roue ne parvient pas à enrouler plus de vingt à trente pour cent de fil à chaque aller-retour.
En principe mon billet n’est pas échangeable, ce qui me coince ici pour cinq semaines. Mais je vais quand même aller vérifier, il y a un bureau Quantas (la compagnie australienne qui m’a vendu le billet) pas loin.
Là (6h30) je suis dans un hôtel pourave qui pue et qui est d’un prix exorbitant au regard de la prestation. Cet hôtel, c’est le « La Pérouse ». Dommage pour notre navigateur à qui ce machin ne rend vraiment pas hommage. Donc, lecteur, si un jour tu vas à Nouméa, évite-le. Pour le coup, le Méridien est presque d’un bon rapport Qualité-prix. On présente la Nouvelle-Calédonie comme un territoire développé. Mais on est franchement dans un ailleurs normatif.
Bon, sur ce (10h30) j’ai un nouvel hôtel pour ce soir, sensiblement au même prix mais avec étoiles et propre et petit dèj. Du coup, le moral remonte un peu. Il s’agit du Best Western Le Paris. Et là, le rapport qualité prix est bon. Et finalement, j’ai droit à un tarif enseignant. Même confort que le Méridien, plus propre, pas de clinquant et ça j’apprécie (en fait je n’aime pas le luxe), et le tiers du prix …
Nouméa centre, place des Cocotiers, vues à 180°.
Et maintenant au boulot …
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mercredi, 02 avril 2008
La Grande Ville
Je ne suis pas un fan de Paris. Mais je suis quand même allé y faire un tours aujourd'hui. Direction Chatelêt-Les Halles et FNAC dans les soutérains de la grande ville. C'est le seul endroit que j'aime bien à paris. et d'ailleurs, quand je suis forcé d'y glander quelques heures, c'est la que je vais. Finalement, c'est normal que ce soit un point raliement pour les jeunes des banlieues (si c'en est toujours un, ce qu'en fait j'ignore).
Quoiqu'il en soit, j'aime bien son architecture, et j'aime bien le rayon librairie de la FNAC. Donc achat de deux bouquins en plus pour le voyage. J'en avais déjà pris deux. Non pas que je craigne de ne pas en trouver en Nouvelle-Calédonie, mais c'est plus fort que moi, j'ai un besoin irrépressible d'avoir au moins trois ou quatre livre d'avance. Et encore, je me raisonne, parce que c'est tout un pan de mur de livre et de BD, pas encore lus, que j'aimerais avoir chez moi.
Je ne tésorise pas les sous. Mais les livres, ça c'est autre chose ...
Et après les livres, et bien j'ai flané, tel le touriste moyen, en observant gens, gendarmes, policiers, odeurs, sons, bref une ville, une vie, qui ne sont assurément pas miens.
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dimanche, 30 mars 2008
Le départ
"Ce n’est pas encore la Nouvelle-Calédonie. Mais déjà un ailleurs. Le mec est dans le train. Il ne fait rien. Perdu dans ses songes. Il se demande par instant où le conduit ce chemin. Il sait bien que ce n’est qu’un test. Un test de lui. Une exploration d’un possible. La question qu’il a en tête, enfin, non, ce n’est pas une question. Il sait que cette option de vie qui s’esquisse n’est pas son choix premier. Elle n’est qu’un choix second. Un choix de reconstruction.
La chose dont il est sûr, il ne voit pas d’autre direction. Alors il la suit. Celle-là.
Le TGV a abordé la voie à très grande vitesse maintenant. Le paysage défile, vite, très vite. Il ne saisit que fugitivement un arbre, un champ, un chemin, parfois un bâtiment. Un ciel gris et bas a succédé à une pluie battante, tambourinant bruyamment sur les vitres et les parois du train. Elle-même avait succédé à un temps plutôt clair, ensoleillé même."
23:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 22 mars 2008
Terre d'un possible
Parce que le champ des possibles est multiple dans une vie, la terre de Nouvelle-Calédonie en est un.
De ce possible, un voyage a été entrepris. C'est lui qui vous sera conté à travers les pages qui suivront, au fils des jours, au grès des connexions, et selon l'humeur du moment.
Pour l'heure il est encore en préparation. Le départ est fixé au 3 avril 2008 ...
Le retour est prévu pour le 8 mai 2008 (départ Nouméa et arrivé à Paris le 10 au matin ...). Ce voyage comporte deux volets.
Les deux premières semaines seront consacrées à des rendez-vous professionnels. Principalement à l'Université de Nouvelle-Calédonie, mais aussi au Vice-Rectorat et au Centre Hospitalier Territoriale. Bref, là où je peux, peut-être, trouver à exercer quelque talent. Si d'aventure, je décidais d'un possible.
Les trois semaines suivantes, j'ai prévu de grimper quelques montagnes et de crapahuter à travers la brousse. Pour cela, je me suis équipé. Ordinateur portable, appareil photo et panneau solaire. De quoi alimenter ce blog. Pas vraiment au fil des jours. Je n'ai pas investi dans la liaison satellite. Mais au grès des accès internet rencontrés, au coin de quelque route. Ceci, histoire de voir si un possible est crédible, à mon âme.
Il me reste à boucler encore quelques achats et autres préparatifs.
Bientôt l'histoire ...

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