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lundi, 07 avril 2008

De paris à Nouméa ...

 

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Dimanche 6 avril 2008

La Nouvelle-Calédonie … Ça y est, j’y suis. Le voyage porte une part de rêve. Un ailleurs peut sembler prometteur à l’âme. Et puis, on se rend vite compte de la réalité du poids du sac sur les épaules, quelque soit le lieu où l’on marche. Effet du Jet Lag, fatigue, un peu de spleen …

Je suis parti avec une relative insouciance qui en fait n’est pas moi. J’ai débarqué à Nouméa sans préparation, sans contact. On devait m’en donner un, chez moi, mais après être passé voir trois fois la personne, qui avait oublié, dont l’ordinateur était occupé, lui avoir laissé mon adresse mèl « promis, je vous envois par mèl le téléphone et le mèl de ma sœur et de ma nièce qui vivent là-bas ». Bref, je n’ai pas insisté. La tête ailleurs, j’ai naïvement cru que je trouverais bien quelque chose une fois sur place. Et donc, j’ai quand même eu de la chance. Des personnes rencontrées dans l’avion m’ont conduit jusqu’à Nouméa, puis m’ont aidé à trouver un hôtel. Ce ne fut pas sans mal, tout était complet. Apparemment les calédoniens du nord descendent sur Nouméa pour le week-end. Résultat une gigantesque balafre dans mon budget voyage, car pas d’autre solution que le Méridien, un cinq étoile crade, le croiriez-vous ? Ben oui, on peut payer une fortune pour un endroit mal entretenu derrière une apparence de clinquant. Ce n’était pas un gourbi, mais quand même, à ce prix là on s’attend à ce que l’eau ne s’accumule pas dans le lavabo quand elle coule bonde enlevée et à ne pas trouver des poils de cul dans les chiottes quand on soulève la lunette … Et en plus leur Wifi et leur internet (avec supplément bien sur) merdoient tel que j’ai craqué et exigé le remboursement du supplément.

Bon, au moment où je vous parle, par clavier interposé, celui de l’écriture, le moment, pas celui de la mise en ligne, il tombe une pluie tropicale. Normale me direz vous, je suis sous les tropiques. J’espère que ça ne durera pas la journée. Il est 7h59 et je dois dégager avant midi. Pas les moyens de rester dans un machin de ce prix. J’ai trouvé un autre hôtel, cher pour mon goût et mon budget, mais nettement plus raisonnable pour une ou deux nuits. Après j’espère trouver un truc à la semaine, mais ça ne semble pas gagné. Mais là on est dimanche. Je dois attendre lundi pour essayer de m’organiser un peu plus durablement.

J’ai encore cinq semaines pour apprendre à connaitre ce coin. Mais le premier contact a été rude après près de trente cinq heures de voyage dont vingt-cinq en avion et la traversée de deux nuits. Hier soir, donc, épuisement aidant sans doute, plus stress, moral dans les chaussettes. Ce matin, bien que réveillé depuis cinq heure du mat, après avoir bouquiné et maintenant le clavier sous les doigts à vous causer, la sagesse de l’indifférence (relative, très relative, même) aux choses matérielles de la vie a commencé à se réapproprier doucement mon âme. Mais pour le moment, j’en suis encore à me dire que la Nouvelle-Calédonie n’est pas un endroit pour moi. Mais c’est mon humeur de l’instant. Peut-être vous dirais-je autre chose d’ici mon retour en métropole …

Bon, mais avant cette arrivé un peu chaude, dans tous les sens du terme, parce qu’il fait aussi assez chaud, enfin hier en arrivant, parce que pour le moment, avec la pluie battante, il fait une agréable fraicheur, le voyage de Paris à Nouméa …

La Nouvelle-Calédonie il faut la vouloir. Départ de Paris pour Londres. On commence avec une heure de retard … et y’a les correspondances derrières … N’étant pas un grand voyageur, contrairement à ce que pourrait laisser croire mes écris, dans ces cas là, j’ai un peu tendance à stresser, ce qui est idiot j’en conviens. Quarante minutes de vol, transfert pour correspondance et changement de terminal super bien foutu à Londres. Et comme quoi, c’était vraiment crétin de stresser, décollage de Londres pour Sydney via Singapour avec plus de deux heures trente de retard … Vingt et une heure de vol en théorie plus deux heures d’escale. En fait l’escale n’a pas durée plus d’une bonne heure, mais surtout le vol de Singapour à Sydney a duré une heure trois quart de moins. L’écran d’info de l’avion nous indiquait un vent arrière de cent kilomètre-heure. Ceci explique cela. Et donc au final, arrivée à Sydney avec près d’une heure et demie d’avance. De là départ pour Nouméa, trois heures de vol, avec deux bonnes heures de retard. Rien d’autre de particulier à en dire. Juste quelques photos à regarder. Départ de Paris, l’aéroport de Singapour, un bébé dans l’avion qui n’a pas pleuré une seule fois, le décollage de Sydney pour Nouméa, et l’arrivé à Nouméa …

Le vent est en train de ce lever. Ne connaissant rien à la météo local, je ne sais pas trop ce que ça veut dire. J’aime bien ce temps tempétueux, mais ce n’est pas de bon augure pour moi. Mon autre hôtel pour ce soir n’est pas à coté et je dois décaniller dans un peu plus de trois heures maintenant. Dur, dur la vie d’aventurier à la petite semaine comme moi …

 

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Lundi 7 avril 2008

C’est étrange, les rêves et les sentiments éprouvés lors de la confrontation au réel ne sont pas forcément compatibles. J’ai rêvé Nouméa et la Nouvelle-Calédonie. C’est encore trop tôt me direz-vous, le décalage horaire n’est pas encore absorbé, je n’ai vu que de la pluie sous une certaine touffeur passant ici pour une certaine fraicheur. Bref, pour l’instant, je n’ai qu’une envie, reprendre l’avion pour rentrer en France. Oui, je suis politiquement incorrect. J’utilise le mot France et non métropole parce que je paye ma chambre d’hôtel quinze pour cent plus cher que les gens du cru en qualité de non résident. Comme la discrimination est un délit en France, j’en déduis que je ne suis pas en France en ce moment.

Ok je fais ma mauvaise tête. Mon morale joue au yoyo, mais un yoyo dont la roue ne parvient pas à enrouler plus de vingt à trente pour cent de fil à chaque aller-retour.

En principe mon billet n’est pas échangeable, ce qui me coince ici pour cinq semaines. Mais je vais quand même aller vérifier, il y a un bureau Quantas (la compagnie australienne qui m’a vendu le billet) pas loin.

Là (6h30) je suis dans un hôtel pourave qui pue et qui est d’un prix exorbitant au regard de la prestation. Cet hôtel, c’est le « La Pérouse ». Dommage pour notre navigateur à qui ce machin ne rend vraiment pas hommage. Donc, lecteur, si un jour tu vas à Nouméa, évite-le. Pour le coup, le Méridien est presque d’un bon rapport Qualité-prix. On présente la Nouvelle-Calédonie comme un territoire développé. Mais on est franchement dans un ailleurs normatif.

Bon, sur ce (10h30) j’ai un nouvel hôtel pour ce soir, sensiblement au même prix mais avec étoiles et propre et petit dèj. Du coup, le moral remonte un peu. Il s’agit du Best Western Le Paris. Et là, le rapport qualité prix est bon. Et finalement, j’ai droit à un tarif enseignant. Même confort que le Méridien, plus propre, pas de clinquant et ça j’apprécie (en fait je n’aime pas le luxe), et le tiers du prix …

 

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Nouméa centre, place des Cocotiers, vues à 180°.

Et maintenant au boulot …

Commentaires

On a l'aventure qu'on mérite.
silence
tu ecoutes
fais confiance
comme un enfant de 7 ans
et tout va glisssssssssssssser;-)

Ecrit par : Buzz l'eclair | lundi, 07 avril 2008

Une arrivée un peu fracassante ne veut pas dire que la suite le sera, on attend que le vent se lève :-) il faudrait une ambassade à Nouméa

Ecrit par : catherine | lundi, 07 avril 2008

Attends d'avoir repris tes esprits après un tel voyage, il faut un temps d'adaptation non négligeable !

Après, ça passe ou ça casse, mais au moins tu auras une réponse à tes questions ;-)

Bon courage pour la suite ! On attend de tes nouvelles.

Ecrit par : Cigale | mardi, 08 avril 2008

Un voyage sans pépins, est-ce bien un voyage ? ;-)

Ecrit par : Pablo | mardi, 08 avril 2008

dis donc, l'arriere plan du décor m'a l'air assez agité...;

l'USTKE, tout ça...

http://www.humanite.fr/2008-04-23_Politique_Solidarite-avec-les-syndicalistes-kanak
"« Le jour où toute la classe politique se rassemble pour célébrer la mémoire d’Aimé Césaire, le gouvernement inflige ces peines de prison », fait observer Olivier Besancenot), du Syndicat des travailleurs corses (« Le peuple kanak est victime d’une double oppression, celle du capitalisme et celle du colonialisme », accuse Alain Mosconi, qui risque jusqu’à trente ans de prison pour la « réquisition » du navire Pascal-Paoli lors du conflit à la SNCM), des Verts, de la CNT, du MIB et du collectif Bellaciao, plusieurs compagnons de route des luttes sociales et politiques kanak ont livré de précieux témoignages sur la situation sur le « Caillou » : luttes sociales chez Veolia, « recolonisation » qui ne dit pas son nom avec les arrivées massives de métropolitains, omniprésences des multinationales exploitant les ressources minières, constitution d’un nouveau parti - le Parti travailliste -, avec le concours de l’USTKE, afin d’offrir un nouveau débouché politique aux indépendantistes, « maintenant que le FLNKS a mis les deux pieds dans les institutions », selon Raphaël Mapou, membre du Sénat coutumier et animateur des luttes autochtones au sein du comité Rhéébu Nùù, processus qui devait conduire vers l’autodétermination et à l’indépendance au point mort.

« Dans ces circonstances, aux yeux de la puissance coloniale et du patronat local, le syndicat gêne énormément, considère Jacky Fourau, un syndicaliste de la fédération CGT de l’énergie qui, depuis vingt-cinq ans, accompagne et soutient l’USTKE au nom de la confédération. C’est un empêcheur de faire du fric en rond et, je veux le dire sans froisser personne, par rapport au FLNKS aujourd’hui, c’est un empêcheur de somnoler. Il y a depuis longtemps une violence verbale et physique contre les Kanak, mais depuis l’élection de Sarkozy, fêtée dans les commissariats, la droite coloniale est décomplexée. »"

tu m'étonnes que les gens te battent frod ! l'ambiance est particulière...

et aussi

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65273

Ecrit par : Belgo4.0 | vendredi, 25 avril 2008

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